ENVIRONNEMENT
Le collectif des "Amis de la Sélune", regroupant une cinquantaine d'organisations, a salué vendredi 24 février 2012 comme une "victoire" la confirmation cette semaine par le ministère de l'Ecologie de détruire deux barrages sur la rivière Sélune (Manche), près du Mont-Saint-Michel.
L’arasement des barrages hydroélectriques de Vézins et de La Roche-qui-boit, de faible puissance hydroélectrique, « répond à l’engagement du Grenelle de restituer la continuité écologique de ce fleuve côtier », un des tout premiers bassins à saumon de France, avait indiqué mardi le ministère de l’Ecologie.
Cette confirmation, réclamée depuis plusieurs mois par les associations, est « une victoire pour toutes celles et tous ceux qui, en France et à l’étranger, rêvent de voir ce fleuve côtier s’écouler de nouveau librement vers la magnifique baie du Mont-Saint-Michel », a réagi le collectif dans un communiqué, restant toutefois « vigilant » face à la mise en oeuvre de cette destruction.
Mardi, le ministère avait indiqué qu’il serait mis fin à la concession et l’autorisation d’exploiter des barrages « dans les jours qui viennent ».
Réponses aux inquiétudes des acteurs locaux - Pour répondre aux « inquiétudes des acteurs locaux » sur les implications économiques et paysagères du projet ainsi que sur ses modalités de mise en oeuvre, la vidange du plan d’eau ne sera pas engagée avant la mise en place des mesures d’accompagnement économique.
Pour ces mesures, un budget de 5 millions d’euros s’ajoutera aux 5 millions d’euros prévus pour la « renaturation » de la vallée.
Les « Amis du barrage », association opposée à la destruction, s’étaient inquiétés notamment des alternatives à trouver pour la vingtaine d’emplois de la base nautique de La Mazure, installée sur les rives du lac de retenue du barrage de Vézins, le plus grand des deux barrages concernés.
La suppression de ces deux barrages avait été promise par le gouvernement en 2009. Depuis l’expiration de la concession des deux barrages en 2007, l’exploitation se fait dans le cadre de « délais glissants », qui prévoient que tant que le préfet ne prend pas de décision d’arrêter, l’exploitation continue.
Equilibre dynamique de l’écosystème de la Baie - Pour les écologistes, l’arasement des deux barrages « aura un impact positif sur l’équilibre dynamique de l’écosystème de la Baie ».