RGPP
Le ministre de la Défense Gérard Longuet, en visite au 7e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Bourg-Saint-Maurice (Savoie), qui sera transféré à l'été 2012 à Varces (Isère), a annoncé lundi 20 février 2012 le déblocage de 8,5 millions d'euros pour redynamiser la vallée, une maigre compensation selon la mairie.
« Deux tiers des réductions d’effectifs portent sur les fonctions de soutien qui se traduisent par des rassemblements dont vous êtes hélas les victimes », a reconnu lundi le ministre de la Défense face aux élus de la vallée de la Tarentaise. En compensation, Gérard Longuet leur a promis 8,5 millions d’euros d’aide afin de compenser le coût du départ du 7e BCA décidé en 2008 dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Baisse de 10% de la population - A l’été 2012 le site de défense, qui rassemble un peu plus d’un millier de militaires sur une quinzaine d’hectares, rejoindra Varces où est installé le 93e Régiment d’artillerie de montagne (RAM) ainsi que l’état-major de la 27e Brigade d’infanterie de montagne (BIM) dont elle dépend.
« Le départ du bataillon est un vrai drame », a estimé la maire UMP de Bourg-Saint-Maurice Jacqueline Poletti, rappelant qu’avec ce déménagement, c’est 10% de sa population qui disparaît et environ 300.000 euros de recettes annuelles pour la commune.
« 8,5 millions d’euros de l’Etat, c’est très peu », a ainsi déploré l’élue alors que l’enveloppe globale de redynamisation du site, principalement abondée par les collectivités locales, approche les 39,5 millions d’euros .
Un nouveau projet pour le site - « Le rôle de l’Etat ce n’est pas de remplacer les collectivités locales, c’est de participer à un projet imaginé par les collectivités. Au fond, c’est aide-toi et le ciel t’aidera », a répondu le ministre. Le projet de transformation du site, qui s’annonce « coûteux et difficile » selon Mme Poletti, prévoit d’accueillir le Centre national de ski de haut-niveau en septembre 2014 ainsi qu’un centre de formation aux métiers du tourisme en montagne.
La ville a également prévu de développer « un tourisme doux » intégré à la nature avec un centre de remise en forme, un hôtel, des salles de séminaires et une résidence touristique pour le troisième âge. Même si aucun projet n’a encore été finalisé, a reconnu la mairie.