GESTION
Le Conseil régional d'Ile-de-France a voté le 17 février l'achat pour 19,1 millions d'euros de l'ancien hôtel de la préfecture, imbriqué dans ses propres locaux dans le VIIe, arrondissement cossu de Paris, malgré la vive opposition de l'UMP.
Les groupes de la majorité (PS, EELV, FDG, FDG et Alternatifs, MRC, PRG-MUP), les centristes de l’Ares ont voté pour, l’UMP contre, lors d’un débat animé où la campagne présidentielle a fait des incursions.
Dépense somptuaire pour l’opposition - Le feuilleton de cet achat a permis à la jeune garde UMP de monter au créneau, avec l’aval de Valérie Pécresse, chef de file de l’opposition à la région, qui a dénoncé une « dépense somptuaire » en cette période de crise. Trois élus trentenaires avaient mercredi, veille des débats, manifesté devant le « palais Huchon », du nom du président PS de la Région.
Un terme trop élogieux pour ces 1.700 m2 étroitement enclavés au beau milieu de l’immeuble qui abrite aussi la région, particularité historique datant de la décentralisation. Ces locaux défraîchis ne sont plus entretenus depuis le déménagement, début 2011, de la préfecture de région.
L’Etat, propriétaire, en demande 18,9 millions d’euros, selon une estimation de France Domaines. Le coût total pour la région, avec les frais de notaire, se monte à 19,1 millions d’euros, payables en trois ans sans intérêts.
Geoffroy Didier, au nom du groupe UMP, a déploré « un choix financier inutile, choquant, déplacé » auquel il demande « solennellement » de renoncer par « respect pour les Franciliens qui souffrent ».
Caricature pour la majorité - L’espace acquis doit accueillir « une cinquantaine d’agents de la région », qui quitteront des locaux loués jusqu’à présent, permettant « une économie de 1,4 million d’euros par an », a précisé Michèle Sabban, vice-présidente PS chargée du personnel et de l’administration générale à la région.
Regrettant une « caricature » de ce projet visant à valoriser « un bâtiment dont la « vente est envisagée dans une cession globale », Mme Sabban s’est engagée à présenter une étude d’ici la fin de l’année sur une implantation pour regrouper tous les services, actuellement disséminés dans le VIIe, par exemple hors de Paris.
Un écueil juridique l’empêche actuellement, ce que récuse l’opposition, qui fait valoir que des terrains à la Porte d’Aubervilliers (XIXe) sont encore dans l’enceinte de Paris, à des coûts bien inférieurs.
Le groupe UMP revient régulièrement à la charge sur la localisation du « village régional » dans cet arrondissement huppé, où les locaux sont à « 600 euros du m2 alors que l’Etat déménage ses services et « s’oblige à des locaux à 400 euros du m2″.
La région occupe 56.000 m2 dont une moitié en propriété et l’autre moitié en location.
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logique
20/02/2012, 11h16Lors de la première décentralisation, en 1982 (30 ans déjà), combien de préfectures, bien souvent propriété des départements ont été laissées à l'Etat pour le franc symbolique ???
Les départements ont construit leur "conseil général"
Les EPR, établissements publics régionaux qui sont devenus, par le biais de la loi "la Région" ont eux aussi construit de somptueux bâtiments puisqu'ils ont laissé les préfectures de région à l'Etat, pour là aussi le franc symbolique...
Tiens, en 1982, la Gauche était au pouvoir...
En 2012, la région de Gauche Ile de France rachète ce qu'elle a donné il y a 30 ans... ça c'est de la gestion...
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