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EMPLOI

S’arrêter pour élever un enfant est préjudiciable à l’emploi féminin

Interrompre son activité professionnelle pour élever ses enfants est préjudiciable à l'emploi des mères, qui risquent de ne pas reprendre d'activité ou de retrouver un emploi précaire, selon une étude Crédoc/Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) publiée jeudi 16 février 2012.

Une personne, la mère en règle générale, peut cesser de travailler complètement ou partiellement pour élever ses enfants, dans le cadre ou non du congé parental, dispositif qui lui permet de ne pas rompre son contrat de travail.

Le Crédoc a interrogé, entre fin 2010 et début 2011, 3 000 mères ayant au moins deux enfants, dont le dernier était âgé de 12 ans, pour reconstituer leur situation professionnelle à trois étapes de leur vie :

  • naissance de l’aîné,
  • naissance du dernier enfant (en 1998)
  • et situation au moment de l’enquête,

écrit la Cnaf dans sa lettre d’information.

Leur situation au moment de l’enquête dépend de leur comportement au moment des naissances : « Celles ayant interrompu leur activité professionnelle à la naissance du benjamin sont moins en emploi en 2010 que celles qui ont continué à travailler. »

Par ailleurs, « la part du temps partiel parmi les mères en emploi demeure plus élevée en 2010 qu’avant la naissance de l’aîné (un tiers en emploi en 2010 contre un quart auparavant) ».

Plus souvent inactives, en CDD, à temps partiel - « En somme, les mères ayant interrompu leur activité à la naissance de leur(s) enfant(s) connaissent plus souvent que celles n’ayant pas du tout cessé leur activité des trajectoires professionnelles défavorables entre la naissance de leur dernier enfant en 1998 et 2010 » : plus souvent inactives, plus souvent en CDD, plus souvent à temps partiel.

Ces effets sont atténués si l’interruption a été courte et si la mère a bénéficié d’un congé parental, qui a un « effet protecteur » sur l’emploi.

Et « les effets à long terme d’une interruption semblent plutôt neutralisés pour les mères au moins diplômées du baccalauréat, salariées d’une grande entreprise ou du secteur public ».

En revanche, « avec ou sans congé parental, l’interruption d’activité tend à enfermer dans la précarité les mères peu qualifiées qui avaient déjà une insertion professionnelle fragile », résume la Cnaf.

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