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Roms

Romeurope et le gouvernement mettent les collectivités en première ligne

Publié le 16/02/2012 • Par Olivier Berthelin • dans : Europe

Dans son rapport annuel dévoilé le 16 février 2012, le Collectif national droits de l’homme-Romeurope salue les actions des collectivités en faveur des 20 000 Roms migrants dont la situation se dégrade en France. Pour les ONG membres du collectif, les collectivités territoriales assument souvent presque seules la charge de la solidarité. Pour sa part le gouvernement reconnaît de facto le rôle majeur des collectivités en les incitant à proposer directement à la Commission européenne leurs contributions pour la stratégie nationale en faveur des Roms, afin d’étoffer le projet déposé le 7 février 2012.

Tout le poids de l’action positive de la lutte contre les nouveaux bidonvilles dits « roms » doit-il entièrement reposer sur les collectivités territoriales ? La lecture du rapport annuel du collectif Romeurope de la stratégie nationale française en faveur de l’inclusion des Roms, remise le 7 février 2012 à la Commission européenne, confirme la responsabilité de fait des collectivités territoriales. « L’action de l’Etat doit étroitement s’articuler avec celle des collectivités locales et notamment des conseils généraux, qui gardent la compétence de droit commun en matière d’accompagnement social. Les collectivités locales ont été consultées sur la première mouture de cette stratégie nationale le 6 janvier 2012. Certaines ont formulé des commentaires, d’autres ont fait le choix de transmettre des contributions écrites au gouvernement français, voire directement à la Commission européenne », explique le document remit à la Commission européenne par le gouvernement, sévèrement critiqué par des parlementaires européens et des responsables d’associations. Ainsi, la députée européenne Catherine Grèse, (EELV) a déposé le jour même une question écrite dénonçant le projet de remplacer les aides de l’Etat par des fonds Feder dans le cadre de la politique du logement adapté aux gens du voyage. De son côté, le docteur Laurent El Ghozi, président de la Fnasat, dénonce « l’indigence d’une stratégie qui dans le domaine de la santé se contente d’exemples d’actions anecdotiques comme celle de quatre malheureux médiateurs sanitaires pour toute la France ».

Les collectivités en pointe – Le rapport de Romeurope cite les exemples des communautés urbaines de Lille et de Bordeaux qui mènent des actions dans le domaine du logement et de l’insertion. Les efforts de la ville de Montreuil, du conseil général du Val de Marne et de la région Paca sont eux aussi soulignés. Mais la plus grande partie de ce rapport souligne les difficultés rencontrées par les collectivités et les organisations caritatives du fait des évacuations forcées de terrains et de l’inefficacité des politiques d’éloignement du territoire. S’appuyant sur les jurisprudences des instances européennes (1), ils dénoncent l’effet dévastateur de ces actions qualifiées de « violences » sur les tentatives d’amélioration des conditions de vie, d’aide médicale, de scolarisation et de recherche d’emploi. Les Roms sont-ils les cobayes d’un dispositif anti-pauvre ? Il est difficile d’imaginer que cet acharnement ne vise qu’une population estimée sur l’ensemble du territoire national à 20 000 personnes.

En revanche, ces attaques officiellement présentées comme anti-délinquance semblent destinées à un public beaucoup plus large qu’il soit communautaire ou national, précaire ou « asocial », affirme le rapport de Romeurope. De son côté, le gouvernement s’efforce de répondre à ces critiques réitérées d’année en année par les ONG et les observateurs internationaux en charge des droits de l’homme dans le préambule de sa stratégie nationale. Il distingue les Roms ressortissants d’autres Etats n’ayant pas vocation à rester sur le territoire, et les gens du voyage français définis par leur mode de vie et non par leur origine ethnique.

Roms et gens du voyage – S’appuyant sur les travaux de sociologues, d’ethnologues et sur les documents de références du Conseil de l’Europe, Romeurope dénonce « la création d’un groupe aux contours flous et fantasmés » assimilés à la marginalité et à la délinquance. Médecin du monde, ONG membre de Romeurope, estime à 20 000 personnes le nombre des Roms migrants connus du fait de situations de grande précarité. « Pourquoi ne parlez-vous que des quelques familles roumaines en grande difficulté et jamais des centaines de milliers de Rroms (2) parfaitement intégrés à la société française ? », demande Brahim Music, géomètre, membre du Forum européen des Rroms. « Il y a de vrais problèmes de misères qui sont liées aux conditions sociales et souvent à des problèmes personnels et non à la culture rrom. Parmi les citoyens Français, certains sont aussi en très grande difficulté sans que ce soit une conséquence de leur origine et de leur culture », précise t-il. De leur côté les tsiganes français qui déplorent aussi l’amalgame Roms et misère. Ils estiment leur population à 1,2 millions d’adultes (3) subissant diverses discriminations du fait de leur culture et de leur mode de vie pour ceux qui pratiquent l’itinérance. Tous les acteurs s’accordent avec le gouvernement sur le titre de la stratégie française baptisée : « une place égale dans la société française ». Cette perspective laisse néanmoins sceptiques les intéressés qui inlassablement le réclament depuis les années 1950, époque de la création de Vie et Lumière, la plus ancienne organisation tsigane française.

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Thèmes abordés

Notes

Note 01 Cour européenne des droits de l’homme Retour au texte

Note 02 Pour l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), seul le mot rrom avec deux "r" a un sens défini. Il désigne les personnes parlant Rromani. Le mot rom écrit en français avec un "r" est considéré soit comme une faute d’orthographe, soit comme un mot valise utilisé par des non Rroms pour désigner soit des ethnies supposées être rroms, soit des publics ayant des caractéristiques assimilées à l’idée que se fait l’auteur de ce que sont ou devraient être les Roms. Ainsi Médecin du monde qui ne s’occupe que de publics en difficulté estime le nombre des Roms migrants à 20 000 personnes, alors que le Forum européen des Rroms compte dix fois plus de personnes parlant le Rromani répartis dans toutes les couches de la société. Retour au texte

Note 03 L’Union française des associations tsiganes UFAT estime à 1,2 million les citoyens français de 18 ans et plus se reconnaissant comme étant tsiganes soit par leur culture ou leur mode de vie pour ceux qui pratiquent l’itinérance en ayant ou non le statut administratif de gens du voyage (loi 3 janvier 1969. Retour au texte

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Commentaires

Romeurope et le gouvernement mettent les collectivités en première ligne

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pascal metton

17/02/2012 01h07

Les collectivités font quelques chose mais la situation des roms se dégrade.
Certaines collectivités ne font rien. Pour qu’une assitante sociale se déplace sur un camp rom, que faut il faire?
A 300 m de la mairie de st martin d’hères, des femmes avec enfants et bébé ont passé la vague de froid (parfoid-10°C la nuit) dans de vieilles caravanes avec parfois un trou de plusieurs centimètres dans la porte.
Cela n’émeut ni le conseil général ni la mairie.
Le bébé tousse un peu. Il est est résistant. Pas étonnat que dans ces conditions l’espérance de vie des roms soit réduite.

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