présidentielle

Transports en campagne : les propositions de François Hollande

| Mis à jour le 22/07/2013
Par • Club : Club Techni.Cités

Roland Ries, sénateur-maire (PS) de Strasbourg, a dévoilé mercredi 15 février 2012 les propositions de François Hollande en matière de transport.

« Les grandes espérances nées du Grenelle Environnement ne se sont pas traduites dans les faits. » Très critique à l’égard de la politique « transport » menée par la majorité depuis plusieurs années, Roland Ries, qui fait actuellement campagne pour François Hollande, a pris momentanément de la distance avec le Gart, l’organisation dont il est le président.

Retard sur le fret – Alors que l’Allemagne et les Etats-Unis ont respectivement progressé de + 52 % et + 25 % sur le fret ferroviaire, augmentant ainsi la part du trafic de marchandises mise sur le rail, « la France arrive péniblement à + 9,4 % », constate amèrement le sénateur.
« C’est que globalement, le système ferroviaire est loin de donner satisfaction ».

Pointée du doigt, la dette de Réseau ferré de France – 34 milliards d’euros – « devrait augmenter et atteindre 61 milliards d’euros, si l’on intègre tous les projets de TGV », à en croire le porte-parole « transport » de François Hollande.

Schéma national des infrastructures de transport – Quant au Snit, il s’apparenterait à un « exercice rêvé ». Soit un investissement qui s’élèverait à 260 milliards d’euros sur 30 ans, pour financer tous les projets inscrits dans ce schéma, alors que le budget annuel de l’AFITF n’est que de 2 milliards d’euros !
Partant de ce constat, Roland Ries a dévoilé une batterie de propositions, s’appuyant sur de nouveaux leviers financiers. Il s’agirait tout d’abord d’accélérer la mise en place de la taxe « poids lourds », car le retard pris représente un manque à gagner de plusieurs centaines de millions d’euros non perçus chaque année.

Lancement d’un 3è appel à projets TCSP – « Nous avons repéré 45 projets dans les agglomérations de taille moyenne, portant sur des bus à haut niveau de service, et des tramways compacts. Nous proposons donc de lancer un 3è appel à projets TCSP, et de préparer une enveloppe de 500 millions d’euros pour les financer, le taux moyen de la participation de l’Etat étant de 15 à 20 % ».

Coup de frein sur la LGV – « Il faut privilégier la remise à niveau du réseau existant, avant de mener à bien les 4 projets LGV », recommande ce spécialiste.
L’idéal serait de régénérer au moins 1 000 kilomètres par an, et d’agir sur la durée.
Quant aux nouveaux projets de LGV, il est urgent d’attendre, afin de disposer d’une analyse socioéconomique de leur efficacité. Sur ce point, Roland Ries mise sur le MIE, le mécanisme pour l’interconnexion en Europe  dans le cadre du fonds européen de relance du réseau ferroviaire et des télécommunications, doté d’une manne de quelque 50 milliards d’euros…

Tarification sociale – En matière de grille tarifaire, le candidat Hollande penche pour la prise en compte des revenus de l’usager, et non plus celle de son statut.
En clair, il s’agirait d’appliquer des tarifs liés au quotient familial, une politique déjà mise en place à Strasbourg et à Grenoble.

Haro sur l’ouverture à la concurrence ferroviaire – Hostile au fait que l’Etat ait dernièrement ouvert à la concurrence les trains d’équilibre du territoire (Corail, Intercités), le maire de Strasbourg confirme le peu d’appétence des élus socialistes pour la « libéralisation ferroviaire » en général.
Ces derniers souhaitent qu’un premier bilan soit dressé de l’ouverture dans le fret et l’international.

« VT Interstitiel » – Du côté des TER, l’ouverture à la concurrence devra relever de l’initiative de la région, une entité appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans la gouvernance ferroviaire, grâce à une ressource dédiée, le Versement Transport Interstitiel.
Un amendement que Roland Ries avait proposé au nom du Gart il y a quelques mois, et qui n’a pas été retenu.

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Commentaires

2  |  réagir

16/02/2012 07h16 - encore plus logique

Le bénéfice de la SNCF de l’an dernier c’est 700 millions (année faste), la dette de RFF c’est 35 milliards. On n’est pas sur les mêmes ordres de grandeur.

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16/02/2012 03h55 - logique

Et pourquoi Réseau ferré de France, propriétaire des lignes et déficitaire ne demanderait-il pas à la SNCF un loyer plus élevé. La SNCF a dégagé en 2011 des bénéfices considérables. (plusieurs milliards)
En effet, et pour réduire ce bénéfice, la SNCF a même payé en fin d’année 2011 le mois de janvier 2012 des retraités… Sachant qu’ils ont un régime de retraite spécial, la retraite pour certains à 50 ans, à 55 ans, qu’il y a environ 300 000 retraités ou ayant droit (pension de réversion).
A une moyenne d’un peu plus de 1 500 € de retraite, cela a réduit le bénéfice de près d’un demi milliard…
Le tout ajouté, on peut trouver du pognon…
Alors qu’il nous faut payer des impôts pour combler le déficit de RFF, la SNCF se gave… (il gagne combien, le PDG…un peu plus de 1 million d’euros par an, soit plus de 42 annuités à 2 000 € net par mois…)

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