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GRAND PARIS

Le rapport « Janicot » explore les voies du rayonnement culturel de la métropole francilienne

Publié le 15/02/2012 • Par Hélène Girard • dans : Régions

Le conseiller d’Etat, Daniel Janicot, a rendu public le 9 février 2012 son rapport sur « la dimension culturelle du Grand Paris ». Le haut-fonctionnaire dresse un bilan mitigé du rayonnement de la capitale et de ses environs. Mais il liste aussi de nombreux atouts et avance une trentaine de propositions pour que la métropole francilienne incarne un modèle de « ville-monde », « créative », « numérique » et « partagée ».

Commandée par le président de la République à Daniel Janicot, conseiller d’Etat et président de l’Agence pour la Vallée de la culture (projet du conseil général des Hauts-de-Seine), en janvier 2011, la mission sur la « dimension culturelle du Grand Paris » visait à s’interroger sur la façon de « faire du Grand Paris l’une des plus importantes métropoles culturelles du monde, avec une identité forte et une visibilité incontournable sur la scène européenne et internationale, de nature à renforcer son intérêt touristique et l’influence de notre pays dans le monde »(1).

Atouts culturels – Pour le conseiller d’Etat, Paris jouit déjà d’un statut enviable, avec « des atouts culturels exceptionnels face aux autres métropoles » (Berlin, Londres, Rome, New York…).

A commencer par le nombre et la localisation de ses équipements culturels et artistiques. Daniel Janicot livre « une cartographie culturelle du Grand Paris riche en enseignements et de nature à contrarier certaines idées reçues ».
Par exemple, « s’agissant du coeur de l’offre culturelle (musées, patrimoine, salles de spectacle), il n’y a pas d’un côté un Paris richement équipé et une banlieue chichement dotée. La banlieue dispose presque du double de l’offre de musées / sites patrimoniaux (381 établissements contre 165 à Paris), et d’une offre de salles de spectacles assez supérieure en nombre à celle de Paris (553 salles contre 470 à Paris) ».

L’auteur souligne qu’il en va de même en matière de bibliothèques et de cinémas. « L’attention prêtée aux équipements culturels de proximité a porté ses fruits. La banlieue a cherché à compenser son éloignement par la multiplication de cette offre très localisée, plus facile à financer et répondant par ailleurs aux ambitions de démocratisation culturelle », observe Daniel Janicot.

Capitale festivalière mondiale – Autres points forts : les festivals et autres événements culturels et artistiques (360 recensés par la mission pour l’ensemble de l’Ile-de-France en 2011), qui tendent à imposer Paris comme « une capitale festivalière mondiale», ou la présence d’industries culturelles performantes.
Par ailleurs, Paris « reste une destination touristique mondiale incontournable ».

Cependant, le rapporteur fait plusieurs constats « préoccupants », comme la baisse des investissements étrangers, la contraction du tourisme d’affaires, ou des « critiques persistantes » alimentant la thèse du « déclin culturel de Paris » : « muséification » de la ville-capitale, endormissement, notamment nocturne, des lieux de divertissements.
Pire, sans doute, Paris serait perçue comme ville « intolérante » et « fermée », ce qui expliquerait, par exemple, le départ de nombreux artistes franciliens à Berlin.

Bureaucratique et formaliste – Le rapporteur se fait également l’écho de reproches liés au caractère « bureaucratique » et « formaliste » de la capitale. Autant de travers qui s’apparentent à des handicaps, alors que s’intensifie la concurrence entre les métropoles internationales, sur le terrain de l’attractivité culturelle.

De même, l’évolution des codes culturels menace la prépondérance de la capitale française, dans la mesure où cette dernière peine à s’y adapter : développement de la culture visuelle, montée en puissance d’internet, interculturalité et interdisciplinarité, recul de la culture élitiste au bénéfice de pratiques plus accessibles…

Pour Daniel Janicot, le Grand Paris constitue un remède aux faiblesses du rayonnement culturel de la capitale, car il implique un changement d’échelle pour l’appréhension des enjeux et des ambitions (on passe de la capitale à la métropole).
Il s’agit aussi d’un « processus créateur de culture », car il renouvelle l’approche des problématiques d’aménagement du territoire (par exemple, en dépassant l’opposition traditionnelle entre centre et périphérie, en privilégiant la mobilité et la référence aux projets, plus qu’aux territoires, etc.).
Réciproquement, le haut-fonctionnaire soutient la thèse selon laquelle la culture nourrit le concept de Grand Paris, dans la mesure où elle fait bouger les lignes traditionnelles, par exemple, via la diffusion d’activités du centre vers la périphérie, l’implantation d’industries créatives en banlieue, etc.

Les moyens pour renouer avec sa vocation historique – Fort de ces constats et analyses, le rapporteur estime que le Grand Paris, pourvu que quelques initiatives soient prises pour l’y aider, a les moyens de renouer avec « sa vocation historique » de « capitale culturelle universelle » (« ville-monde »).

Ensuite, la métropolisation de ce territoire doit lui permettre d’incarner la créativité et l’innovation, deux notions sur lesquelles repose désormais le développement des métropoles (« ville créative »).
Le Grand Paris doit aussi reposer sur un « modèle de ville numérique », notamment en favorisant, outre les nouveaux réseaux, de nouveaux usages.

Faire naître une conscience métropolitaine commune – Enfin, il doit éviter le piège de la fragmentation et « faire naître une conscience métropolitaine commune », pour incarner la « ville partagée ». Ce qui renvoie, entre autres, à l’attention portée aux acteurs de terrain et à la gouvernance des projets.

Dans sa conclusion, Daniel Janicot appelle à dépasser « l’opposition trop souvent instrumentalisée » entre une conception où l’Etat impulse, finance et assume les politiques culturelles, et une autre, où les industries culturelles et les associations « gèrent l’accès à la culture », l’Etat se contentant d’un rôle de régulation.
« Il nous semble que le grand chantier de la décennie à venir – et dont le Grand Paris sera un terrain privilégié – consistera à articuler ces deux pôles de la dimension économique de la culture et du caractère public de la culture. »

Des initiatives et une méthode articulée sur les collectivités

Ceux qui, parmi les élus et les professionnels, redoutent que le Grand Paris culturel limite son angle de vue aux seuls équipements nationaux devraient être rassurés : dans la trentaine de propositions avancées par Daniel Janicot dans son rapport sur « la dimension culturelle du Grand Paris », beaucoup ne sont envisageables qu’avec leur implication. En voici les principales.

  • Encourager l’inscription des villes du Grand Paris dans les réseaux de coopération culturelle internationaux et européens (Villes créatives, Urbact, ECCE, etc.)
  • Mettre en oeuvre le projet de réhabilitation de la Tour Utrillo (Clichy-Montfermeil) en un lieu de création et d’animation artistique [projet déjà lancé, avec le rachat de l’immeuble par le ministère de la Culture et la présentation du projet par le ministre le 2 février, ndlr]
  • Etablir un plan en faveur des industries culturelles franciliennes, impliquant l’Etat et les collectivités locales
  • Développer les « clusters » (image, médias, audiovisuel, édition, bande dessinée, gastronomie, cultures urbaines…)
  • Fixer un quota obligatoire (1 % des surfaces bâties) de résidences et d’ateliers d’artistes ou de pépinières de jeunes entreprises innovantes, dans tous les programmes de construction
  • Repenser le mobilier urbain à l’échelle du Grand Paris et privilégier un mobilier urbain interactif, offrant notamment des informations sur l’offre culturelle
  • Favoriser la création de jumelages entre les villes du Grand Paris
  • Renommer les villes du Grand Paris : Paris-Asnières, Paris-Aubervilliers, Paris-Argenteuil, etc.
  • Inventorier les friches industrielles et les bâtiments désaffectés sur le territoire du Grand Paris et défendre une politique de protection ainsi qu’un quota d’affectation culturelle
  • Revitaliser le réseau d’équipements culturels de proximité (Maison de la jeunesse et de la culture, centres socio-culturels, maisons populaires)
  • Initier une politique d’optimisation institutionnelle déclinée en quatre volets par :
  1. L’inscription d’un objectif de rayonnement métropolitain dans le cahier des charges des grands établissements culturels de Paris et de la première couronne.
  2. L’intensification des mises en réseaux de lieux et d’acteurs culturels.
  3. La création de « faisceaux culturels » au bénéfice des zones rurales ou situées à la frange de l’agglomération.
  4. Le développement d’offres de billetterie culturelle groupées.
  • Préparer des schémas directeurs de la culture pour chacun des 8 départements de l’Ile-de- France dans le cadre « d’Etats généraux de la culture », et les consolider dans un schéma directeur d’ensemble
  • Mettre en place une plateforme de concertation avec les villes situées à une heure de Paris sur les enjeux culturels et touristiques communs
  • Favoriser la mise en réseau du Grand Paris avec les métropoles culturelles régionales françaises par l’intermédiaire d’une Association de coopération et de coordination
  • Mettre en place une structure de gouvernance technique du Grand Paris de la culture sous la forme d’une Agence pour le développement culturel du Grand Paris.

Le parti pris d’une vision « globalisante de la culture »

Certains lecteurs du rapport de Daniel Janicot, sur « la dimension culturelle du Grand Paris », s’étonneront, voire s’offusqueront, d’y lire des considérations sur l’offre de loisirs nocturnes et les horaires des bars, le rayonnement de la gastronomie, le tourisme d’affaires, les carnavals, les fêtes de vins et autres rassemblements festifs.
L’auteur aborde la sphère culturelle avec une focale volontairement très large, mariant création, patrimoine, représentations, modes de vie, etc., considérés comme des marqueurs de particularismes porteurs d’une identité et d’un rayonnement.

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Notes

Note 01 Selon le texte de la lettre de mission du président de la République à Daniel Janicot, datée du 17 janvier 2011. Retour au texte

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