Lagazette.fr

Publicité

TRANSPORTS

Une structure commune SNCF – RATP pour la gestion du RER B d’ici à 2013

La SNCF et la RATP vont mettre en place une structure commune, opérationnelle en 2013, pour gérer le RER B, actuellement exploitée par la SNCF dans sa partie nord et la RATP dans sa partie sud, ont fait savoir les deux entreprises dans un communiqué le 13 février 2012.

Le RER B, qui est emprunté quotidiennement par 900.000 voyageurs et qui a vu sa fréquentation augmenter de 35% entre 2000 et 2010, est régulièrement critiqué par les usagers en raison des retards et du manque d’information.
Un « groupe de travail » étudie actuellement les conditions de création de cette structure, qui doit voir le jour avant l’été 2012, avant « une prise en charge opérationnelle (de la ligne) d’ici fin 2013″, annoncent la RATP et la SNCF.

Des progrès dès 2013 - La structure « regroupera dans un lieu unique l’ensemble des acteurs qui participent à l’exploitation de la ligne (…) et gèrera l’ensemble des ressources contribuant à l’exploitation de la ligne », selon le communiqué.
Pour Philippe Martin, directeur général adjoint de la RATP chargé des transports et de la maintenance, « côté usagers, il devrait y avoir de premiers signes de progrès dès 2013. La situation s’améliorera encore en 2014, une fois le processus complètement maîtrisé, avec voies et personnel dédiés ».

« L’information, la régularité et la gestion des incidents se feront de mieux en mieux », renchérit Séverine Lepère, directrice de la ligne B du RER à la SNCF. « Nous avions engagé un travail d’harmonisation depuis quatre ans, nous allons franchir une étape supplémentaire », ajoute-t-elle.

L‘aiguillon d’une commission d’enquête parlementaire - Pour Pierre Morange, député UMP, la mise en place de cette structure est imputable à la création en décembre 2011 d’une commission d’enquête parlementaire sur les transports franciliens, dont il est le rapporteur.
« J’observe que cela aurait dû être fait en 2009. Je me félicite de l’action de la commission d’enquête, qui fait déjà preuve d’efficacité », a-t-il dit. Son rapport parlementaire devrait être publié début mars.

Environ un Francilien sur cinq (19%) habite Paris. Mais un sur trois y travaille (32%), entraînant un mouvement pendulaire qui a crû de 30% dans la dernière décennie et connaîtra la même progression dans la prochaine, souligne M. Morange. D’où des phénomènes de saturation qui touchent durement certains tronçons du RER B (jusqu’à un train sur trois en retard) mais aussi d’autres lignes.
Selon la RATP, le taux d’irrégularité du RER B était de 15,1% en 2011, contre 16,4 % en 2010.

Publicité

Liens sponsorisés

Tous les fournisseurs

Haut de page

Qu’en pensez vous ? Réagissez à cet article !

  1. Ajouter un commentaire

      votre e-mail ne sera pas visible