Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Energie

L’avenir sera nucléaire, confirme le gouvernement

Publié le 13/02/2012 • Par avec l'AFP Olivier Schneid • dans : A la une, France

Centrale nucléaire en activité
Fotolia
Lors de la remise, lundi 13 février 2012, du rapport de la Commission Energies 2050, le ministre de l’Energie Eric Besson a répété sa volonté de voir le parc nucléaire français prolongé au-delà de 40 ans et d’implanter un 2e EPR à Penly (Seine-Maritime). Il a salué « un exercice de large consultation »… qui a pourtant fait l’impasse sur le point de vue, notamment, des collectivités territoriales.

Trois mois de travail, un rapport de 534 pages et huit propositions : la Commission Energies 2050 mise en place à l’automne 2011 pour « analyser les différents avenirs possibles de la politique énergétique de la France à l’horizon 2050 » a remis lundi 13 février 2012 le fruit de ses réflexions au ministre de l’Energie Eric Besson.
Après avoir, en particulier, examiné quatre scénarios sur l’offre d’électricité, d’une accélération du programme nucléaire à son arrêt, en passant par une prolongation de l’exploitation du parc existant et une réduction progressive de celui-ci, les experts estiment que « la prolongation de la durée de vie du parc actuel paraît la meilleure solution » et ils préconisent « le maintien d’une perspective de long terme pour cette industrie ».

Un pluralisme pro-nucléaire ? – Une proposition conforme aux vœux répétés depuis plusieurs semaines par le ministre. Il annonce donc qu’il « faut préparer la prolongation du parc actuel au-delà de 40 ans et engager la construction d’un 2e EPR (à Penly, ndlr) ».
Et Eric Besson salue un travail « d’experts indépendants, élaboré de manière pluraliste, permettant de prendre position » dans la perspective de la prochaine Programmation pluriannuelle des investissements (PPI), qui devra être présentée en 2013 au Parlement.
Pluralisme, alors que nombre d’associations et d’ONG sollicitées ont refusé de participer à une mission qu’elles jugeaient partisane car menée par des experts pro-nucléaires ?

Une « large consultation » sans les collectivités – La commission a auditionné quelque 80 organismes (syndicats, entreprises, consommateurs, etc.), objecte le ministre. Mais, alors qu’il avait annoncé « un exercice de large consultation » afin de « l’éclairer » sur l’avenir énergétique du pays, il n’y a, étrangement, pas un représentant de collectivités territoriales dans la liste des participants.
« Je suis maire et, en tant que tel, je n’ai pas à être consulté pour savoir s’il faut construire un EPR ou pas, rétorque Eric Besson. Autant la mise en œuvre d’une politique énergétique au niveau, par exemple, des économies d’énergie relève des collectivités locales, autant une PPI n’en relève pas. »
Illustration d’une conception centralisée de la question de l’énergie, aux antipodes de l’approche de l’association négaWatt, qui a présenté il y a quelques semaines son projet.

« Un rapport de myopes » – La commission « n’a fait aucune analyse sérieuse des possibilités de réduire la consommation d’énergie, fustige le président de négaWatt, Thierry Salomon. Avoir une vraie transition énergétique, c’est s’intéresser à l’ensemble des évolutions de la société. Là, nous n’avons aucune vision globale, c’est un rapport de myopes. »
Proche de cette mouvance, le président de l’association Global Chance Benjamin Dessus dénonce, lui, une « manipulation » visant notamment à éluder la question des économies d’énergie, alors qu’il s’agit « d’une composante majeure des stratégies alternatives à la poursuite du nucléaire ».

« Si vous décidez par avance que l’offre et la demande ne peuvent qu’augmenter, le nucléaire est effectivement bien placé, mais ce n’est plus vrai si vous commencez à faire des économies », assure cet économiste qui avait refusé de siéger dans cette commission en tant qu’expert.

L’efficacité énergétique, « grande cause nationale » – De leur côté, les membres de la commission Energies 2050, en qualifiant le projet négaWatt de « véritable révolution sociétale », jugent une baisse drastique de la consommation, telle qu’envisagée par négaWatt, « pas très réaliste ».
Ils se défendent toutefois de minorer le rôle des économies d’énergie. Le président de la commission, l’universitaire Jacques Percebois, souligne ainsi que la proposition n°1 du rapport demande à ce que la sobriété et l’efficacité énergétiques soient consacrées « grande cause nationale ». Et il déplore que l’ensemble du travail effectué par ses collègues et lui-même « soit ramené au sujet nucléaire ».

De même, le vice-président de la commission, Claude Mandil, précise que les experts « ne se sont pas limités au nucléaire et à l’électricité, loin de là ». Et qu’ils préconisent de maîtriser la demande dans les secteurs du bâtiment et des transports.

Les collectivités championnes des économies d’énergie – « Il est absolument nécessaire d’impliquer les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de l’efficacité énergétique », assure enfin Jacques Percebois. 
D’ailleurs, lit-on dans le rapport, « beaucoup des politiques envisagées vont impliquer de manière croissante les collectivités locales et en particulier les municipalités ». 

Lesquelles n’ont en revanche, selon le point de vue de l’actuel locataire du ministère de l’Energie, manifestement pas leur mot à dire en matière de ‘‘grandes orientations’’…

Cet article est en relation avec le dossier

4 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

L’avenir sera nucléaire, confirme le gouvernement

Votre e-mail ne sera pas publié

Decrauze

13/02/2012 07h10

Le digne Japon, et ses catastrophes cumulées, a souligné la fragilité de notre civilisation confortable grâce aux apports des risques technologiques. Une ambivalence que l’on doit assumer sauf à pratiquer l’hypocrite posture d’un Etat qui rejetterait le nucléaire civil tout en important de l’électricité nucléarisée des nations qui assument le danger inhérent à cette forme de production.
Alors quoi ? Va-t-on décréter le confinement idéologique de toute prise de risques ? Que l’on améliore sans cesse les protocoles pour la sécurité, mille fois oui ! mais pourquoi fantasmer sur une sortie du nucléaire alors qu’aucun pays n’est autosuffisant en électricité produite par des énergies renouvelables… Cf. http://pamphletaire.blogspot.com/search/label/Ecologie

ALIMAS

14/02/2012 07h25

(09A442A01). QUE PENSERIEZ-VOUS D’UN MAÎTRE-NAGEUR QUI POUR ÉVITER LES NOYADES SUPPRIMERAIT LES BAIGNADES ? Savez-vous quelle est l’ambivalence de la vie ? Et bien c’est la mort ! Faut-t-il pour autant que les mères refusent de donner la vie ? Bien sûr que l’on a raison de craindre sans cesse de la perdre, car les plaisirs que l’existence nous procure et nous promet, nous attachent à elle. Mais pour autant, ne soyons pas le frein des évolutions de notre civilisation. L’avenir doit toujours être pensé par adaptation du présent par rapport au passé, avec comme objectif, l’amélioration de l’existence des générations à venir.

le gros robert

14/02/2012 03h40

Et que penser du funambule?… pour ma part c’est : l’état de grâce par excellence….pourvu que ça dure!

Hauchy

14/02/2012 09h48

La part des énergies renouvelables dans la production mondiale d’électricité est supérieure à celle du nucléaire (19,8 % contre 13%) !!!
L’évolution 2009/2010 du solaire est de +56,4%
L’évolution 2009/2010 de l’éolien est de +25,5 %
L’évolution 2009/2010 du nucléaire est de +2,1% soit la plus faible évolution de toutes les sources de production d’électricité (et c’était avant Fukushima !) Source EDF : http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/html/inventaire/pdf/13e-inventaire-Chap01-Fr.pdf
La maîtrise des choix énergétiques de notre pays doit revenir aux citoyens.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X