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DÉPLACEMENTS

Des mesures pour réduire l’usage de la voiture dans les déplacements des Franciliens

Par A. l'AFP

Publié le 10/02/2012

dans : Régions

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De nouvelles mesures pour réduire l'usage de la voiture dans les déplacements des Franciliens et augmenter la part des transports collectifs et doux - marche et vélo - ont été présentées jeudi 9 février 2012 par la région Ile-de-France.

Ces mesures sont contenues dans le Plan de déplacements urbains d’IDF (PDU), document stratégique pour penser les modes de déplacements des quelque 12 millions de Franciliens jusqu’à l’horizon 2020.
Ce document sera débattu lors de la séance plénière du conseil régional jeudi 16 et vendredi 17 février.

« C’est une feuille de route pour la prochaine décennie. On est sur des montants de plusieurs milliards d’euros, dont 3 milliards d’investissement de la part de la région », a fait valoir Pierre Serne (EELV), vice-président en charge des transports.

Ce PDU, rédigé par le Stif (autorité organisatrice des transports en commun en IDF), prévoit « quatre nouvelles mesures prescriptives », pour accompagner les objectifs de croissance de 20 % des déplacements en transports en commun, de 10 % pour le vélo et la marche, et de baisse de 2 % des déplacements en voiture ou deux-roues motorisés.

Concrètement, pour rendre bus et tramways plus attractifs, « il est demandé aux gestionnaires de voierie de leur assurer la priorité aux carrefours ».

Il faudra aussi une proportion minimale de places de stationnement pour les vélos sur la voirie. Ainsi qu’un nombre de places minimum pour les vélos dans toute construction nouvelle.

Limiter les places de stationnement - Enfin, il s’agira d’établir des normes maximales, cette fois, de places de stationnement pour les voitures dans les nouveaux bureaux. Selon M. Serne, « toutes les études » montrent que le facteur qui pousse le plus les gens à utiliser leur voiture entre leur domicile et le travail est d’y avoir une place gratuite.

Ces normes devront être traduites dans les plans locaux d’urbanisme (PLU). Mais, a insisté Pierre Serne, « elles ne seront pas identiques » en tout point du territoire : « Plus on s’éloignera d’un transport en commun, moins la norme sera contraignante, et inversement. »

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Chiffres-clés

En Ile-de-France il y a

  • 35 millions de déplacements quotidiens
  • 170 millions de km parcourus chaque jour dont près de 100 millions en voiture,
  • une hausse de 25 % du trafic dans les transports en commun en 10 ans,
  • 180 km de bouchons chaque matin
  • 1 h 30 consacrée en moyenne chaque jour par un Francilien pour se déplacer, et plus de 2 h pour 20 % des Franciliens.

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  1. Pad

    16/02/2012, 11h06

    Le vœu est pieu mais la réalité est tout autre.

    En termes de transports en commun, les axes transverses sont encore peu accessibles et la voiture est un moyen quasi incontournable. Bien entendu, tout est possible, mais qui va mettre 4 ou 5 heures de TC par jour ? Sur un axe direct, en prenant un train à Saint-Quentin-en-Yvelines après un quart d’heure de car pour m’y rendre (que j’ai attendu 5 mn), il me faut une heure dix le matin pour me rendre au travail près de la gare de Lyon mais le soir, cela peut dépasser deux heures à cause essentiellement des correspondances. Sur ce point, la société de cars ne veut pas aménager ses horaires sur les arrivées de train : ainsi, tard le soir, je peux attendre un car 55 mn !

    Réduire les places de parking sur les sites professionnels risque de soulever un tollé. Faut-il brimer les salariés pour les obliger à d’autres alternatives ou bien les inciter en leur proposant des solutions avantageuses ? Le second aspect est l’objectif cherché, mais dans combien d’années ? Un point très important me semble-t-il est la capacité d’accueil des parkings des gares : trop souvent exsangues, ils sont aussi sources de profits avant d’être un service incitatif.

    Quant aux circulations douces, si la marche à pied est illusoire (qui a son travail à moins de 2 km de son domicile ? = 20 à 30 mn de marche), parlons du vélo qui est mon moyen de déplacement privilégié en milliers de kilomètres. Paris a fait de gros efforts, beaucoup de villes de banlieue aussi, mais qu’en est-il des grands axes ? J’ai écrit en vain au CG78 pour aménager une piste cyclable entre Pontchartrain et Bois-d’Arcy, un mur sur l’axe est-ouest, un espace phagocyté par la N12, voie rapide. Plusieurs fois, j’ai été arrêté par la gendarmerie menaçante mais d’aucun n’a pu me donner une solution autre : elle infantilise à me traiter de suicidaire et en me faisant souffler dans le ballon à une heure du matin ! Suicidaire ? Mais je me sens plus en sécurité le long de la N12 avec une BAU de trois mètres de large que sur une petite départementale lorsque qu’un poids lourd me croise ou bien même sur un axe routier plus important lorsque la piste cyclable jouxte la chaussée avec des voitures qui vous frôlent, ou encore quand les forces de l’ordre vous obligent à remonter une voie en sens contraire. Etre heurté en vélo par un véhicule à 90 ou à 110 km/h, quelle est la différence ? Roi de la pédale, certes, mais pas idiot… Quant à l'état des pistes cyclables, il y a trop souvent du laisser-aller.

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