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URBANISME

Audrieu (Calvados) : la justice annule le permis de construire d’une école HQE ouverte en 2010

Le tribunal administratif de Caen a annulé le permis de construire d'une des trois écoles Haute qualité environnementale (HQE) de Basse-Normandie ouverte en 2010, construite à proximité d'une église du XIVe classée monument historique, a-t-on appris jeudi 9 février 2012.

Cette école primaire de 160 élèves située à Audrieu (Calvados), équipée d’une chaudière à bois et de panneaux solaires, est certes « parée de pierres au rez-de-chaussée » et de murs « enduits dans le même ton » qui font ainsi « écho » au « mur de soutènement du bourg », écrit le tribunal présidé par Dominique Kimmerlin.

Mais « le bâtiment litigieux d’architecture contemporaine », qui comporte « à l’étage supérieur des façades de couleur brique » est « en covisibilité » avec « plusieurs bâtiments anciens de qualité, notamment avec l’église d’Audrieu classée monument historique », relèvent les juges.

L’étage couleur « brique » de l’école primaire a beau « rappeler le chaînage des habitations environnantes », les indications données par la mairie sont « insuffisantes pour permettre à l’administration de se prononcer en toute connaissance de cause sur l’insertion du projet dans son environnement », selon le jugement qui date du 3 février et a été notifié en début de semaine.

4,7 millions d’euros – Interrogé par l’AFP, le maire d’Audrieu, Jean-Louis Lebouteiller, a indiqué que lui-même « comme beaucoup de parents » avaient « du mal à imaginer la destruction de cette école qui a coûté 4,7 millions d’euros ».

Le maire n’a pas encore décidé s’il ferait appel et espère que les plaignants, dont la maison est face à l’école, se contenteront du jugement. La requête ne demandait ni destruction, ni dédommagements.

Eco-quartier à proximité - Un éco-quartier d’une centaine de logements est prévu à côté de l’école. Les travaux doivent démarrer à l’automne pour une arrivée des premiers habitants prévue d’ici deux ans.

L’avocat des plaignants n’avait pas donné suite jeudi soir aux messages de l’AFP.

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Du plus récent / Du plus ancien
  1. fxcll

    23/02/2012, 09h51

    Dans un contexte où l'on sait que l'on doit privilégier les modes de construction économes en énergie et matières premières, je trouve hallucinant que l'on fasse passer des préoccupations esthétiques au premier plan.
    Par ailleurs si on avait dû faire détruire toute nouveauté architecturale au prétexte qu'elle n'a pas sa place à coté des anciens bâtiments, aujourd’hui nous n'aurions pas Beaubourg, l'Arche de la Défense, les immeubles Haussmaniens,...
    Tout cela témoigne de l'évolution des modes de vie et de celle de l'architecture qui doit les accompagner. On ne peut pas se contenter de répliquer une architecture ancienne alors que nos exigences évoluent.
    Il est incroyable que ce message ne soit pas entendu par le tribunal.

  2. Essaime

    13/02/2012, 14h56

    " les indications données par la mairie sont « insuffisantes pour permettre à l’administration de se prononcer en toute connaissance de cause sur l’insertion du projet dans son environnement »"
    Si j'ai bien tout compris, il suffit d'aller jeter un coup d'oeil sur place...
    Et si l'ABF trouve que le bâtiment n'est pas en harmonie avec son environnement, il pourra ordonner la démolition des 4,7 millions d'euros.

  3. sergelegoff

    11/02/2012, 08h31

    La seule affaire urgente de salubrité publique est d'éradiquer l’égoïsme !

    1. Ajouter un commentaire

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